HISTOIRES INSOLITES

Vous êtes nombreux à m’écrire les histoires insolites que vous vivez en secret. Cette rubrique en sera nourrie…

La manifestation parfois quotidienne d’une autre dimension, dont personne ne parle mais que tous vivent ou ont vécu au moins une fois dans leur vie, est une expérience qui laisse à chaque fois une marque profonde, nous influençant au-delà et malgré les structures de nos croyances et de nos convictions intimes.
Parfois dérangeantes ou oppressantes, parfois merveilleuses ou “extra-ordinaires”, ces expériences sont des messages, des signes, une force qui nous guide vers une autre dimension, celle que la rationalité de notre système occidental à bien du mal à reconnaitre et encore moins à étudier.

Quoique…

9 Réponses à “HISTOIRES INSOLITES”

  1. C’était mi-juin 1986, après une journée de travail, j’arrivais au métro, Porte d’Orléans. Le quai était vide.
    J’ai très nettement entendu : “on va t’annoncer la mort de quelqu’un”. Je ne me suis pas retournée, je n’ai pas douté une seconde, cette voix, je l’avais entendue de l’intérieur.
    J’ai pensé à mes grands-pères, mon père, mes oncles. Qui ? L’évidence qu’il s’agissait d’un homme …
    La rame de métro est arrivée, je me suis assise, très préoccupée, c’était la première fois que je l’entendais et la voix m’annonçait un décès, le décès de qui ???
    Quelqu’un s’est assis et a déployé son journal, … devant mes yeux, le titre était énorme : “Il est mort”, … la photo de Coluche.
    Quel choc ! J’étais partagée entre l’effarement, le chagrin, le soulagement !
    Je travaillais Porte de Chatillon, face à l’angle du cimetière de Montrouge où il a été enterré ! Une journée hors normes !
    Je n’ai pas pu y aller seule, mais le samedi suivant, à midi, rendez-vous pris avec un ami qui entrait par une autre porte.
    Nous ne savions pas où était sa tombe, mais nous sommes arrivés devant en même temps. Elle disparaissait sous les fleurs et les messages.
    Il y avait très peu de monde … mais sur le plan vibratoire, il y avait une “foule” incroyable. L’atmosphère était très étrange, d’une densité enveloppante. Pas de tristesse, plutôt une allégresse oppressante.
    Nous n’avons parlé qu’en ressortant du cimetière. Nous étions d’accord : dès l’entrée, nous avions été “conduits” jusqu’à la tombe.

    Je n’ai pas eu de réponses : pourquoi Coluche que je n’avais jamais rencontré ? Quel lien avec lui ? …

  2. Reçu ce jour envoyé par un ami…

    UNE HISTOIRE D’AMOUR

    Né un mercredi, j’aime encore plus ce jour de la semaine quand il fait très beau, comme en cette journée de mi-octobre 1999. En avance d’une demi-heure pour le cours de Annick, maître de Taï Chi Chuan, qui a insisté pour que je vienne essayer cet art au centre André Malraux, rue de Rennes, à Paris, je sors un livre de poche, la “Baghavad Gîta” commentée par Shri Aurobindo. Une “voix” m’incite à aller plus loin, au soleil.
    Depuis deux semaines, les “voix” sont très présentes et me guident avec précision et infaillibilité, dans ma vie quotidienne de sdf ou ‘prince des clochards célestes’, comme je me suis appelé pour rigoler. Bien des choses ont changé depuis le jour de mon illumination-révélation partielle. Dès le lendemain, je pus voir les champs énergétiques ,les anges, les formes-pensés du bas-astral, etc… Et surtout, je voyais le Divin partout, un sourire permanent éclairant mon visage ! Je pouvais recevoir par télépathie toutes les réponses que je souhaitais, bien que j’eus peu envie de poser des questions, car baignant dans une félicité permanente. Pourtant, rien ne semblait me prédisposer à cela.
    Je me revois essayant de vendre des cartes postales aux passants dans les rues et aux commerçants de Paris, comme ce trente septembre dernier, rue des Dames, devant la boutique pour travestis “Angel’s mode”, voyant, avec espoir, une jeune femme souriante venir vers moi. Peut-être allait-elle m’acheter des cartes? Elle se plante devant moi et me sourit, l’air très contente de me rencontrer. Mais elle ne veut pas acheter de cartes et je me sens bizarre, tout à coups. “Tu n’as pas l’air d’aller bien…” me dit-elle en regardant, je me demande bien quoi, autour de mon corps. Je lui réponds, en colère: “Bien sûr que j’vais pas bien! J’suis sdf depuis neuf mois , j’ai été viré par mon patron qui était aussi mon proprio! J’ai pas de boulot ni de logement, mêm’pas le RMI ! Mes amis m’évitent ! Ma famille veut pas de moi ! J’suis tout seul et dépressif chronique, depuis mes quatorze ans, à cause de ma vie de merde ! On m’a même pas embauché comme manut à ED, c’est pour dire !” Elle me sourit encore et me dit : “Tu n’es pas au courant de qui tu es vraiment ? Si tu veux, je peux t’aider. Tu veux venir chez moi ? C’est juste à coté d’ici. Je m’appelle Annick “. Ma réponse me surprend; “oui,d’accord”.
    Deux minutes plus tard, nous sommes dans un petit studio. Elle me présente son conjoint, qui s’éclipse aussitôt dans la salle de bain et m’invite à m’assoir sur le canapé clic-clac, en me disant: “tu connais ton problème, alors règles-le !”. Surpris, je le suis encore plus en me rendant compte que je connais effectivement mon problème ! Cela fait des années que je vois parfois un enfant, de quatre ans environs, les bras croisés, l’air en colère et obstiné, comme en cet instant précis! Une image de moi enfant, que je vois à l’intérieur de moi ! Mon “enfant intérieur”, comme je l’appris plus tard. Stupéfait, je réalise à peine qu’il est anormal que la femme assise en tailleur face à moi rayonne littéralement une puissante lumière ! Je ressens comme une évidence, que “mon problème” veut une chose, une seule: ce que cette femme irradie ! Je descends en moi, avec une étonnante facilité, à la rencontre de ce moi-enfant. Au niveau du coeur, je reconnais enfin ce que la femme rayonne vers moi : de l’Amour inconditionnel ! La chose, que je croyais absente de ma vie depuis ma naissance et qu’exige cet enfant, c’est de l’Amour ! Et mon coeur en était plein depuis tout ce temps… Je continus à descendre, conscient de l’aide que m’apporte l’être assit en face de moi et arrive au niveau de l’enfant, les bras tendus emplis d’Amour inconditionnel, divin, en disant :”tu vois, ça existe sur cette planète !”. L’enfant me tend les bras, radieux et nos mains se joignent. Il se met à grandir très rapidement, pour atteindre l’âge de dix huit, vingt ans environ. L’Amour, la Joie et un sentiment de connivence nous unissent ! Alors je remonte, sachant nôtre séparation illusoire. La jeune femme se lève, ravie et me propose de libérer la circulation de certaines énergies de mes corps. Je réponds, sans bouger, ni parler, ni même réagir à l’incompréhension de ce dont elle parle et elle passe plusieurs fois ses mains, plus ou moins loin de mon corps physique. Soudain, je sens une colossale énergie monter le long de mon dos, jusque dans mon cerveau ! C’est doux et puissant, d’une naturelle évidence et extraordinaire ! Très heureuse, la jeune femme me dit :”est-ce que tu comprends ce qui se passe ?”. Statufié, je m’entends répondre :”oui :Kundalini est réveillé… et elle est montée”. Elle bat des mains comme une enfant en s’écriant :”oui ! tu comprends ! c’est merveilleux !”. Mon mental, lui, ne comprend rien : “qu’est-ce qui ce passe ? C’est quoi Kundalini ?”. Je me dis que je verrai ça plus tard. Le plus important pour moi est que je me sens très bien pour la première fois de ma vie ! Êtrangement très bien… Plus aucune dépression, ni colère, ni rien de négatif ou de désagréable ! C’est donc ça la sérénité, la paix, la félicité ! Moins d’une heure s’est écoulée et je suis transformé, transfiguré même ! Après quelques mots et remerciements dérisoires, je prends congé. Il est environ vingt et une heure et je flotte jusqu’à ma minable chambre d’hôtel. Et le lendemain commencera une nouvelle vie.
    Je tiens le livre sacré sans réussir à lire et suis tiré de mes récents souvenirs par un son étrange non identifié. Un homme, très grand, en costume sombre, fait chanter une scie avec un archet devant la bijouterie Cartier, place du Québec. La musique est…je ne sais pas… L’homme a l’air âgé, sans être vieux. En fait, il semble sans âge, malgré ses cheveux gris. Je le trouve très beau et élégant et suis surpris de voir qu’il “fait la manche” avec son instrument, dont l’étui de violon ouvert contient quelques pièces de monnaie. Je me sens outré de constater que personne ne prête attention à cet homme qui mérite, plus que quiconque, de recevoir de larges dons ! Du moins, c’est ce que je ressens. Je veux montrer l’exemple, hélas! je n’ai qu’une seule pièce, de cinq francs, sur moi. Je pense qu’il est minable de donner aussi peu à ce personnage, mais n’ayant pas plus, je me résigne à déposer l’obole discrètement, dès qu’il cesserait de jouer…ce qu’il fait aussitôt pour essayer, semble t-il, de modifier la courbure de la scie. J’ai la curieuse impression qu’il a entendu mes pensées et qu’il vient d’arrêter de jouer pour que je donne ma pièce.
    Je me tiens à environ deux mètres de lui et fais un pas vers l’étui à sa gauche. Soudain, il est devant moi, sans plus tenir ni scie, ni archet ! Surpris, je balbutie :”c’est, c’est pas grand chose, mm..mais…” en lui tendant la pièce. Il prend alors mes mains dans les siennes sans que je comprenne comment il fait ça, en m’assurant que c’est beaucoup trop et en me remerciant comme si je lui donnais cinq millions. Je rétorque que non, ce n’est rien et il renchérit dans sa gratitude. De plus en plus mal à l’aise, presque au bord des larmes, j’affirme que c’est minable et tente de m’enfuir, mais il tient fort mes mains. D’un coup il cesse de parler, lâche mes mains, prend la pièce, reprend mes mains dans les siennes et me fixe de ses yeux bleus. Figé, je découvre son regard incroyable, magnifique, d’une puissance extraordinaire ! Il me sourit et ses yeux deviennent d’une douceur infinie. “Ca va?” me demanda t-il en regardant un peu au dessus de ma tête. Je réponds un “oui, ça va”, comme m’interrogeant sur la validité de ma réponse. Ses yeux se rivent sur les miens, m’intimant au silence. Il fixe à nouveau le dessus de ma tête et sourit. J’ai alors deux points de vue différents : celui de ma vision physique et celui de mon âme comme “sortie” au dessus de ma tête ! Mon mental ordinaire ne comprend rien et demande ce qu’il se passe à l’âme qui répond sans cesse la même chose :”c’est mon père ! C’est mon vrai père !”. Puis l’homme croise mon regard, l’air amusé et sans un mot, retourne à son instrument de musique.
    Je réalise alors que je suis au milieu du passage de dizaines de gens, alors que j’ai crû être seul avec cet homme durant nôtre tête à tête et même hors du temps ! Des larmes jaillissent de mes yeux. Des larmes ?! “Mais j’ai pas envie de pleurer ! Je me sens très bien!” pense mon mental. Pourtant, des larmes sont projetées à l’horizontale ! De mes yeux! Mais ce n’est pas moi, “l’égo-mental-ordinaire”, qui pleure, mais l’âme ! Cela me semble durer une éternité, au moins plusieurs minutes, planté là, au milieu du trottoir. Puis, les eaux étant taries, je vais enfin partir, quand retentit soudain dans ma tête l’ordre impérieux : “prosternes-toi!”. Je réponds: “ça va pas, non ?! Me prosterner là, au milieu du trottoir, avec tout ces gens qui passent ?! et pour quoi faire d’abord ?”. Je me vois déjà au sol, les gens trébuchant sur moi, me tombant dessus. “Ne discutes pas ! Prosternes-toi !”. J’essaye de partir, mais les jambes refusent de bouger. Mes mains se joignent contre ma volonté et mon corps, malgré ma forte résistance, se prosterne ! Ma tête se tourne vers l’homme qui me regarde, amusé, tout en continuant à jouer de la scie musicale. Je me sens comme un Playmobil ! La puissance infinie que je vois, tout à coup, derrière ses yeux me terrorise ! Je sais, de tout mon être, qu’il peut m’anéantir instantanément ! Et puis, je vois aussi l’Amour et l’humour infinis ! Il y a tout à l’infini en cet être ! Retrouvant le contrôle de mon corps, je pars, m’enfuyant presque, jusqu’au coin de la rue à coté et tente de reprendre mes esprits.
    L’heure du cours de Taï Chi est dépassée et je n’arrive pas à vendre une seule carte postale en une demi-heure, tellement je suis perturbé. Je rentre alors en bus à l’hôtel, demandant au taulier de me faire crédit. Je pense sans cesse à ce qui c’est passé et à cet homme. Les “voix” restent silencieuse. Qui est-il ?! Un père “préféré” d’une autre vie ? Un grand sage venu délivrer un message à l’âme ? Enfin, j’entends une “voix” me dire d’ouvrir un de mes quatre livres, “au hasard”, ce que je fais. Et je lis : “Un des symptômes facilement identifiable, lors de la rencontre physique d’un avatar divin direct, est le jaillissement horizontal, à au moins huit centimètres, des larmes de l’ heureux dévot.” L’évidence m’électrise ! Comment, après ce que j’ai vécu deux semaines auparavant, n’ai-je pas réalisé que cet homme est un avatar divin direct ?!.. Le Père Divin incarné !.. Mon vrai Père !.. La “voix” reprend : “Tout c’est déroulé comme il se devait. Tu ne devais pas savoir, continuant ainsi ton chemin selon le plan divin. Si tu avais su, tu aurais exigé de retourner avec Lui en sa demeure dans le non-créé et, à cause de la loi du libre arbitre, tu aurais été exhaussé. Ta mort n’étant pas envisageable, tu avais demandé, Toi l’Esprit divin, avant de t’incarner, de ne pas savoir que c’était Lui-Elle-Cela pendant vôtre rendez-vous. Saches qu’il n’y a pas de différence entre Toi, l’Esprit incarné, et Lui-Elle-Cela. En fait, Il-Elle-Cela est Toi, comme Il-Elle-Cela est chacun et en tout. Je Suis tout ce que Je Suis!”.
    Le lendemain, je reviens place du Québec, espérant revoir mon vrai Père et recevant la réponse :”pas deux fois”. Je remarque même qu’il y a deux numéros au-dessus de la porte juste à coté de l’endroit où Il-Elle-Cela se trouvait. Une plaque avec le chiffre un et une avec le chiffre un bis barré d’une croix !.. Je revient quand même, l’air de rien, les trois jours suivants et puis le mercredi suivant, à la même heure que lors de nôtre rencontre. En vain.
    Quelques jours plus tard, dans un commerce, une caissière m’interpelle alors que je vais sortir : “Eh ! Je ne peux pas accepter cette pièce. Elle est en argent, ça serait dommage pour vous !”. Elle me tend une pièce de cinq francs en argent. IL-Elle-Cela m’a rendu la pièce que je Lui avait donné, en mieux ! Donnez ! Donnez ! Donnez ! Dieu vous le rendra ! Au centuple ! Dernier détail : cette pièce était datée de 1976, année de naissance de ma flamme-jumelle, que j’ai attendu et cherché (depuis l’âge de cinq ans), jusqu’à nôtre rencontre en 2005, dans un gîte nommé “Fleur de Vie”, à Bugarach, dans l’Aude. Mais ça, c’est une autre histoire…

    “Vers tout être vivant, Je tourne mon regard.
    J’y vois mon propre visage, sur un autre corps.
    Ce sont mes propres yeux, qui en tous me contemplent.
    Le Coeur unique est mien, dans toutes les poitrines!
    Shri Aurobindo

    Merci pour avoir lu jusque içi. Cela fait plus de dix ans que je n’avais pas écrit plus de quelques mots. Pourtant, mes guident m’ont souvent demandé de partager quelques-unes de mes expériences par écrit, pour que le plus possible de gens puissent réaliser que les choses se font de manière simple et rapide, le moment venu, sans avoir besoin d’être, ou de se prétendre, “spirituel” ou non, juste en vivant ce que l’on a choisi, même inconsciemment, de vivre au quotidien ! Les aides, extraordinaires ou non, sont présentes à chaque moment, pour nous permettre de nous rappeler pourquoi et pour quoi, nous avons choisit de co-créer les expériences que nous vivons. Et ces aides sont d’une patience infinie, jusqu’à ce que l’on les remarque, que l’on les accepte et que l’on les utilise, comme pour les GPS (guidage par synchronicité). Tout vient à point à qui sait attendre, choisir et agir… Bref, à ceux qui disent OUI à la Vie ! Je vous recommande le film comique-initiatique “Yes ! man”, avec le génial Jim Carey.

    Antoine

  3. Le témoignage de Carmen
    “C’est une expérience extraordinaire. Elle m’a beaucoup bouleversée. J’ai effectué 6 séances de respiration holotropique sur 10 ans. Dès la première séance, je me suis retrouvée dans une église, très sobre, blanche, avec des bancs. En face de moi se dressait un tableau représentant la Vierge et l’enfant. Une messe d’enterrement se déroulait. C’était l’enterrement de mon père.
    Lorsque mon père est décédé, j’avais 9 mois. Je n’ai bien entendu pas été présente à son enterrement. Cette église où s’est déroulé l’enterrement se situe à 2000 km de Paris. Pendant cette expérience, je savais que c’était mon père. Je me suis promenée dans l’allée centrale. Je percevais les émotions des personnes autour de moi tout en conservant mon identité. Il y avait une sorte de Saint Antoine au fond de l’église.
    Lorsque je me suis approché du cercueil de mon père, j’avais l’impression d’être lui. J’étais à la fois très calme et triste. C’était très intense. J’entendais le prêtre et les pleurs de l’assistance. En même temps, j’avais l’impression d’être dans un autre monde. Mais je précise que j’étais le corps de mon père et non son esprit.
    Djohar Si Ahmed m’a recommandé de vérifier ce que j’avais vécu en conscience. L’été suivant, j’ai reçu un choc en entrant dans l’église. Tous les détails étaient identiques à ce que j’avais perçu. Je n’ai jamais pu entrer à nouveau dans cette église, celle-ci étant toujours fermée.
    Ma famille m’a également confirmé les détails de l’enterrement que j’avais perçus, tenue vestimentaire, pleurs, etc.
    Depuis cette expérience, je suis en paix avec mon père que j’ai redécouvert.”

  4. Flammarion et les phénomènes de hantise

    Par Eric Raulet

    Le célèbre astronome fut un ardent chercheur en matière d’expériences “psi”. Durant une partie de sa vie, il collectionna de très nombreux témoignages que des témoins lui adressaient spontanément. Les éditions Kimé rééditèrent un ouvrage en deux tomes “Le rêve, la mort et l’univers” aujourd’hui difficile à se procurer. Nous extrayons ici un témoignage parmi de nombreux autres recensés qui présente quelques similitudes avec celui de Sophie.

    “Le rêve, la mort et l’univers”, Volume 2, p. 22

    “Nous étions élevées toutes les deux (ma sœur et moi) au couvent des Dominicaines de Chalon-sur-Saône. Une épidémie de fièvre typhoïde éclata subitement au pensionnat et ma sœur fut atteinte par la terrible maladie. Les élèves furent immédiatement renvoyées dans leurs familles et mon père me conduisit à Beaune, chez des amis intimes, M. et Mme Bourgeois. Mon père obtint des religieuses la permission de s’installer au chevet de sa fille malade. Elevée dans des idées très pieuses, j’avais commencé une neuvaine à la Sainte Vierge pour la guérison de ma sœur. J’étais absolument convaincue que le neuvième jour ma sœur serait guérie. Je couchais seule, dans une chambre, dont une porte s’ouvrait sur le salon. La chambre de M. et Mme Bourgeois était séparée de la mienne par un corridor. Brusquement, au milieu de la nuit du 4 décembre, je fus réveillée par un singulier bruit se produisant dans le salon. On eût dit que quelqu’un traînait une chaîne. J’avais alors, et j’eus toujours, le sommeil extrêmement léger. Immédiatement, je me dressai à demi sur mon lit et j’écoutai. Mais quel ne fut pas mon étonnement ! Le bruit de chaînes fit place à des pas légers sur le parquet s’approchant de mon lit ! … Mon cœur, je m’en souviens, se mit à battre très fort. Effrayée, j’étais prête à crier, me demandant en même temps s’il était prudent de le faire (car je m’imaginais qu’on venait m’assassiner). Puis tout à coup, je sentis une main frôler doucement mes draps et, pendant l’espace d’un éclair, je vis ma sœur. C’en était trop ! Au comble de l’épouvante, je poussai des cris déchirants. On se précipite aussitôt dans ma chambre : “Qu’y a-t-il ? qu’y a-t-il donc ? - Je viens de voir ma sœur, elle est venue près de mon lit, j’ai entendu ses pas, elle a touché mes draps. - Mais, mon enfant, me répondent M. et Mme Bourgeois, c’est impossible. Vous avez rêvé ; votre sœur est à Chalon, bien malade. - Non, non, je n’ai pas rêvé, j’ai bien entendu ses pas qui faisaient craquer le parquet, j’en suis sûre ; je ne dormais pas, elle est venue, je l’ai vue. On me calme, on me fait prendre de la fleur d’oranger et l’on me dit : “Rendormez-vous, il n’est que 5 heures du matin.” A midi, nous étions à table, lorsque la sonnette de la maison retentit. La bonne va ouvrir et mon père paraît, le mouchoir sur les yeux. Il nous raconte en sanglotant que ma pauvre sœur est morte le matin même, à 5 heures (…)”

  5. Histoire d’un voyant anonyme

    Par Joël

    Joël est aujourd’hui un jeune homme bien intégré dans la vie sociale. Cadre dans une entreprise, il mène une vie tranquille et avoue être moins préoccupé par la voyance qu’il ne le fut par le passé. L’histoire de Joël est peut-être exemplaire de ces expériences qui nous entourent sans bruit. A force de rejet, obligé d’étouffer des capacités qui dérangent, le témoin finit par se “déconnecter” de ses dons et ainsi mieux s’insérer dans une société peu ouverte à la voyance dans sa globalité. Le récit de Joël nous permet toutefois de prendre conscience de la réalité d’une énigme beaucoup plus répandue que certains voudraient nous le faire croire.

    Tout a commencé dans ma petite enfance, né dans une famille qui n’est pas hermétique à la parapsychologie et sur une grand-mère maternelle faisant des rêves prémonitoires, très superstitieuse et pour amie une voyante dotée de facultés très impressionnantes. Tout a commencé par cette voyante qui avait dit à mes parents peu de temps après ma naissance que j’étais doué de clairvoyance et un fort potentiel magnétique. Ma toute première expérience eue lieu à mes 5 ans : Mes grands-parents étaient propriétaire d’un bar tabac et je traînais souvent parmi les clients. L’un d’eux, un retraité qui avait pour habitude de venir prendre son café après le repas de midi, me présenta un tour de magie avec des cartes à jouer tout à fait classique, cela consistait à choisir une carte sans la lui montrer, après cela il coupait le jeu en deux et je replaçais la carte au milieu de la coupe, il lui était facile après avoir vu la carte supérieure de la coupe de retrouver la mienne car il n’avait pas battu le jeu. Le soir après la fermeture du commerce toute la famille mangeait ensemble et à la fin du repas je voulus refaire ce tour de magie bien que je n’aie pas eu la moindre explication, mais persuadé que si lui pouvait le faire alors moi aussi. Je pris un jeu de cartes, fis choisir à mon père une carte qu’il remit dans le jeu et mélangeais les cartes. Sans aucune difficulté je retrouvais la carte et cela à plusieurs reprises. Mon père me demanda comment je pouvais faire cela, mais j’étais incapable de lui donner une explication, pour moi c’était naturel, et ce soir là était présent l’amie de ma grand-mère qui décida de renouveler le tour mais avec elle, elle prit le jeu, choisit une carte, mélangea le tout et me demanda de retrouver la carte, que je trouvais sans problème, et elle dit à mes parents ” je vous l’avais dit que ce petit était doué, pour l’instant il est trop jeune, mais plus tard, s’il est intéressé, je suis prête à l’aider et à travailler ses dons”. Plus tard vers 6-7ans une autre expérience assez marquante se produisit, j’étais dans la voiture avec mes parents et mon frère, nous revenions, le dimanche soir, de notre maison de campagne et durant le retour, je dis à ma mère qu’elle devait regarder la boîte aux lettres car il y avait un mot indiquant que ma grand-mère maternelle avait eu un problème de santé et qu’elle avait était hospitalisée. Ma mère ne trouva pas cela très drôle et personne ne voulait me croire. Une fois arrivés à la maison nous trouvâmes bien dans la boîte aux lettres le mot d’un ami nous informant de l’accident de ma grand-mère, heureusement sans gravité. Ensuite durant ma vie au quotidien, j’avais des flashs mais je ne contrôlais rien et cela se produisait presque tous les jours mais sur des faits anodins. C’est à l’école que c’était le plus amusant, j’avais assez souvent le résultat de problèmes sans effectuer la moindre opération, c’était beaucoup moins drôle quand je devais expliquer la démarche pour arriver à ce résultat. A l’âge de 10-11ans je commençais à m’intéresser à la radiesthésie, car mon père avait de bons résultats dans le domaine de la prédiction et je voulais faire un essai. Très vite je m’aperçus que j’avais la réponse avant que mon pendule se mette à tourner et cela sous forme d’une petite voix dans ma tête où plus exactement dans le creux de mon oreille droite et à partir de ce moment là j’ai commencé à lire des livres sur le paranormal et sur notre partenaire invisible, notamment de l’auteur Georges Barbarin pour le domaine de l’invisible. Mes parents m’achetèrent des livres sur les arts divinatoires, la télépathie, et j’étais aussi très intéressé par le phénomène O.V.N.I. Avec toute cette littérature je commençais à me faire mes propres opinons et je découvris parmi les arts divinatoires des supports dans la chiromancie et l’oracle Belline, ayant essayé bien sûr la boule de cristal, la géomancie, etc…. Avec le temps je n’avais plus besoin de support et contrôlais de plus en plus mes flashs. J’étais devenu un peu une sorte d’extra-terrestre pour ma famille et les amis, mais cela intéressait tout le monde et de nombreuses questions m’étaient posées car les réponses s’avéraient très souvent justes. J’ai du mal à pouvoir quantifier ces informations parce-que je n’ai pas tenu de journal de tout cela. Une autre expérience, cette fois dans le domaine de la radiesthésie. A la maison de campagne de mes parents, mon père s’aperçut qu’il y avait une fuite d’eau sur la conduite principale et pour la trouver, il devait creuser au-dessus du tuyau d’alimentation jusqu’à ce qu’il trouve la fuite. Après quelques coups de pioche, il lui vînt une idée et me dit “si avec ton pendule tu pouvais me retrouver la fuite cela serait moins fatigant”, chose que je fis. Je commençais à marcher au-dessus de la conduite d’eau avec mon pendule, soudain par l’intermédiaire de mon pendule je ressentis un léger frisson et j’indiquais à mon père que la fuite devait être là, il creusa et elle était bien là. Fort de cette expérience, je commençais à m’entraîner avec des verres d’eau que l’on recouvrait de tissu et là je me rendis compte que je pouvais trouver le verre d’eau seulement en passant ma main au-dessus, mais cela ne marchait qu’avec de l’eau pas avec d’autres liquides, pourquoi ? Je ne sais pas.

    Pour en revenir à la voyance voici un autre cas : J’avais 16 ans et c’était le jour des fiançailles de ma cousine, j’étais assis à sa droite au cours du repas et tout allait bien. Voilà le moment le plus attendu lorsque le fiancé passe la bague à sa promise et à ce moment précis j’eus un flash très intense et d’une grande précision, j’en fus profondément troublé. Le soir de retour à la maison avec mes parents et mon frère, je leur dis ce qui s’était passé, ils m’écoutèrent avec la plus grande attention, car depuis, ils avaient appris à vivre avec mes dons. Ce que je vis ce jour là, c’était que le mariage de ma cousine ne dépasserait pas un an et que de sa deuxième union elle aurait un enfant, un garçon, et que son futur mari serait beaucoup plus âgé qu’elle. Le futur me donna raison sur tous les points et avec le recul je me rends compte que mes meilleures prédictions sont celles qui sont involontaires. Un cas de voyance volontaire troublant : Une amie de mes parents voulait me consulter car elle et son mari avaient un problème suite au dépôt de bilan de la société qui avait commencé la construction de leur future maison. Bien sûr elle désirait connaître l’issu de cette affaire et surtout quand leur maison serait terminée. Un début d’après-midi je me présentais à leur domicile, son mari était absent, j’avais avec moi mon oracle Belline comme support au cas où… Je pris tout d’abord ses mains dans les miennes, le contact direct m’aide beaucoup pour me ” brancher ” sur la personne, et là les flashs ont été très clairs, j’ai vu son futur avocat, la durée du procès, la reprise des travaux et la date de la fin de la construction. J’ai eu par la suite la confirmation que tout s’est réalisé et que la description de son avocat était fidèle à ce que j’avais vu. C’est avec un grand plaisir que nous avons accepté de participer à la pendaison de leur crémaillère. J’avais 19ans à ce moment là. Avec la maturité, l’expérience, et le désir d’en savoir plus, j’ai rencontré des voyants, des psychologues assister à des réunions traitant de tous les sujets du paranormal : voyance, spiritisme, magnétisme, et à propos de ce dernier sujet, ma grand-mère maternelle, bien qu’elle soit infirmière, elle croyait au magnétisme et n’hésitait pas à faire appel à un magnétiseur pour différents petits problèmes de santé. Et là encore je voulus voir si je pouvais arriver à des résultats et grâce à des livres de travaux pratiques je fis mes premiers pas dans ce domaine avec des résultats marquants, j’arrivais à soulager les maux de tête, les foulures, les torticolis, et remettre un nerf déplacé. Aujourd’hui j’ai 39 ans, ça marche toujours. Tout au long de mon adolescence j’ai fait des voyances à mon entourage proche, mais sans avoir de flash pour mes parents, mon frère et ma sœur. Vers 23-24ans j’ai surtout privilégié le domaine du magnétisme et j’arrivais à magnétiser des morceaux de viandes et des fleurs. J’ai eu aussi durant toutes mes recherches des périodes creuses sans flashs, comme si mes dons avaient disparu, mais c’était toujours pour revenir encore plus fort et puis j’ai eu une longue période de calme, on va dire contrainte, car a 26 ans j’ai dû quitter ma région du sud de la France, pour travailler sur Paris. Mais après avoir pris mes repères et fait de nouvelles connaissances, les circonstances m’ont replongé dans le domaine du paranormal par l’intermédiaire de rencontre de voyants parmi mes nouvelles relations et la rencontre plus tard avec Eric Raulet.

    Pour en revenir à mes prédictions, j’ai la chance de pouvoir voyager assez souvent au quatre coins de la planète et j’ai découvert beaucoup d’autres arts divinatoires, notamment en Afrique, aux Caraïbes, et en Indonésie. Au cours d’un voyage en Equateur en juin 2000, j’étais dans un groupe dont je ne connaissais pas les participants. Au bout du 3e jour, au cours du repas du soir la conversation commence à s’orienter vers la voyance, chose qui arrive assez fréquemment, je n’ai pas lancé le débat et parmi le groupe tout le monde avait plus ou moins eu une expérience dans ce domaine et une jeune fille qui faisait les cartes. La discussion était bon enfant, tout le monde relatait ce qu’il avait vécu, et une autre jeune fille nous dit qu’une voyante lui avait prédit qu’elle devait effectuer un déménagement au retour de son voyage, à ce moment là sans rien me demander, je lui dis qu’elle ne déménagera pas, assez surprise, elle me dit que tout était prêt pour qu’à son retour elle emménage dans son nouvel appartement.A notre retour 3 semaines après, j’ai raccompagné cette jeune fille chez elle et juste au moment où nous rentrions dans son appartement, le téléphone sonna, c’était l’agence immobilière qui l’avertissait que la location de son futur logis ne pouvait plus se faire car les propriétaires de ce dernier ne voulaient plus le louer. Je vous pris de croire que j’ai pu lire une certaine stupéfaction dans son regard et depuis elle me consulte de temps en temps. Actuellement, il m’arrive encore de faire des voyances et du magnétisme, toujours à titre gracieux car je n’ai jamais fait payer mes prestations, mais j’ai beaucoup moins de temps à consacrer, je garde tout de même un contact avec le domaine du paranormal car je reste et resterai toujours passionné par ce milieu de l’étrange car il me rattrape si je m’en éloigne un peu trop.

  6. Un témoignage singulier

    “Mon mari mathématicien de formation, qui a enseigné de nombreuses années à l’Université X, aujourd’hui vice-recteur de l’Université X, n’a pas pu m’aider, et a été le témoin depuis bientôt 9 ans de phénomènes bizarres et n’a pu que me soutenir dans la recherche “ailleurs” d’explications, ce qui n’est pas facile, car ce n’est presque pas possible d’en parler autour de moi. Il s’agit de “montres et de “bijoux en or” en général qui s’ouvrent, qui tombent, qui disparaissent…
    ’ai surtout remarqué cela dès la fin 94 un peu avant la mort de mon père en février 95. J’avais un petit bracelet en or au poignet. J’ai téléphoné, le bracelet a disparu. Quelques jours plus tard, ma fille le retrouve à côté de son lit, par terre. Je ne prête pas encore attention à cela, contente de le retrouver.

    J’achète un gros bracelet en argent serti d’une pierre en ambre. Je suis au lit et, tout à coup, le bracelet se détache et va se placer sous ma table de nuit. Un jour, devant le réfrigérateur, à la cuisine, je parle avec mon mari. Tout à coup, je reçois comme une petite décharge électrique et c’est la pierre en ambre qui se détache du bracelet et qui gicle au milieu de la cuisine !

    Je porte une montre en or. A table, en pleine discussion, cette montre se détache, le crochet qui relie la montre au bracelet est déformé.

    Nous mangeons un jour dans un restaurant de campagne. Je sais que j’ai joué là avec mon long collier. Rentrée à la maison, je n’ai plus ce collier en or. Nous téléphonons au restaurant, deux fois. Je finis par émettre des doutes, soupçonnant peut-être la serveuse ou quelqu’un du restaurant de l’avoir trouvé et de ne rien vouloir dire. Six mois plus tard, j’avais fait une croix sur le collier. Je me lève le matin. Au pied du lit se trouve MON COLLIER !

    Au cours de gymnastique, nous avons besoin d’une clé pour fermer l’armoire qui contient nos habits. Un jour, la clé d’une dame a disparu. Elle ne peut plus s’habiller et cherche une spécialiste pour ouvrir l’armoire. Le lendemain, je cherche de l’argent dans mon sac et je trouve… la clé recherchée !

    La police téléphone un matin en me demandant si je savais où étaient mes clés. Etonnée, je leur réponds que j’ai égaré mon trousseau de clés depuis environ une semaine. Voilà l’histoire qu’ils me racontent. La nuit précédente, ils devaient chercher sur un grand pont d’autoroute un téléphone portable perdu par un automobiliste. Un policier, en cherchant, a marché sur un trousseau de clés et ayant la possibilité de retrouver le/la propriétaire, ils m’ont téléphoné. J’avais bel et bien passé sur le pont la semaine précédente. Mais comment mes clés se trouvaient sur le sol de l’autoroute ?

    Un porte-monnaie disparaît dans ma voiture. Nous cherchons partout, introuvable. Deux semaines durant, la voiture est utilisée par trois personnes. Un dimanche, mon mari veut aller acheter du pain. Il entre dans la voiture et trouve à côté de la boîte de vitesse… le porte-monnaie.

    Un beau bracelet vert en jade, tout rond, éclate en deux morceaux alors que je suis près de la porte d’entrée ouverte et que je veux prendre des lettres à poster. Un bout du bracelet atterrit dehors sur le paillasson, et l’autre sous le manteau suspendu à la garde-robe.

    En vacances, dans un petit appartement, je veux mettre des boucles d’oreilles en or déposées sur le lit. Je n’en trouve plus qu’une. Nous cherchons avec mon mari partout dans la chambre, retournons le lit, rien. Nous devons partir et avertissons le concierge au cas où il trouverait cette boucle d’oreilles. Nous repartons, moi déçue ! Quelques semaines plus tard, chez nous, je regarde un soir la télévision. Je suis pieds nus. Il n’y a pas de lumière dans la chambre. Je veux me lever. Je sens quelque chose de froid dans le pied. Je crois qu’il s’agit d’une brique de verre. J’allume et j’ai dans la main ma boucle d’oreilles.

    Depuis quelques années, j’ai perdu quatre boucles d’oreilles pas retrouvées, un petit bracelet en or que je n’enlevais jamais. Un jour, je sens une drôle de sensation et je retrouve par terre un collier en perles (avec fermeture de sécurité) qui s’est détaché “comme cela” !

    - Ne pas oser en parler
    - Etre prise pour une folle
    - Etre perturbée par les phénomènes qui alternent dans le sens où il y a de longues périodes où rien ne se passe, que je ne peux rien prévoir, que j’ignore ce qui va à nouveau arriver, quand, comment, avec quoi
    - Vouloir trouver des explications sans savoir qui peut les donner, ni rencontrer celui ou celle qui va nous aider à trouver ce que nous pouvons faire avec cela, comment procéder, ce que cela signifie, être sans cesse dans le doute

    Ce sont ces raisons qui m’ont fait tant apprécier l’émission sur Europe 1 consacrée aux “lumières obscures”. Quant à mon mari, s’il soutient mes recherches, il ne peut rien dire et ne comprend pas ce qui se passe ! Je suis contente que le scientifique qu’il est soit le témoin de pareils phénomènes.”

  7. Témoignage d’état modifié de conscience

    Le témoignage de Marianne, psychologue

    Le T.R.E.I. suivant que nous avons choisi de publier émane d’une personne en retraite dont la profession était psychologue. Elle nous confie son témoignage sans détour, avec la conviction de ne pas avoir souffert d’une hallucination. Elle est bien placée pour en juger…

    Ce témoignage est certifié authentique, ni interprété, ni brodé. L’expérience ne pouvait être démontrée, mais un témoin fortuit a pu rendre compte de l’état non onirique, non hystéroïde du sujet. Elle vaudra d’ici quelques années (tout comme la véracité des NDE s’est imposée de manière empirique au fil du temps), au fur et à mesure des déclarations qu’en feront les témoins, confortés dans la fiabilité de leur intégrité mentale par le nombre croissant de ceux qui auront vécu les mêmes moments, sans préalable concertation.

    Notre petite-fille, Stéphanie, était venue au monde avec certaines malformations des extrémités qui ne mettaient pas son existence en danger. Le plus grave était cependant la fente palatine qui nécessitait de l’intuber* 7 puis 6 fois par jour, pour la “ gaver ”, au moindre risque de la voir s’étouffer. Une malformation cardiaque (opérable ultérieurement) avait été décelée au bout de quelques semaines, et le pronostic (de ce fait) s’était alors quelque peu assombri.

    Une nuit très noire, vers 3 h le matin, un appel téléphonique me réveille en sursaut, provenant de l’hôpital où survit la petite depuis sa naissance. L’enfant vient de mourir.

    J’oppose de toutes mes forces un déni maximal à la vérité qui s’impose : Stéphanie n’est plus. La douleur cependant me transperce.

    Après les diverses formalités et l’accueil de la famille toute la journée, vers 17 h, épuisée, je demande à mon époux de vérifier les devoirs de nos deux plus jeunes enfants, d’âge scolaire, et monte à l’étage me reposer.

    Une énorme brèche noire s’est creusée en moi, dans laquelle je me suis immiscée, enfoncée, engloutie : “ Jamais je ne remonterai de cet abîme. J’espérai trop en ta guérison, et je t’ai vue souffrir trop longtemps. Mes ressorts sont brisés. ” C’est à Stéphanie dont le petit corps repose juste au-dessous de ma chambre que je m’adresse, que j’exprime l’intensité de ma douleur. Mystère ou sens de la souffrance ? Ils prennent ici toute leur acuité, mais je ne suis pas en mesure à cet instant de résoudre, d’élucider le premier, pas plus que je ne puis donner consistance au second. Je me sens, en quelque sorte, vidée de ma substance.

    Est-ce réel ? Est-ce un leurre de “ défense ” de mon inconscient ? Quelque chose de très doux, de merveilleusement suave, me touche au sens concret du terme, là où on a coutume de localiser le cœur-émotion, le cœur-sentiment (et dont la notion recouvre celle, bien physiologique, de plexus solaire, centre nerveux sympathique capital dans l’économie affective).

    Un bonheur inconnu commence à monter, à enfler dans ma poitrine, un bonheur d’une qualité que je n’ai jamais ressenti, à aucun des moments les plus marquants de mon histoire d’épouse et de mère… Cette joie ineffable m’envahit, m’inonde, me submerge, si intense, si décapante que j’en suffoque littéralement et qu’il me semble que mon cœur va ECLATER de bonheur. De manière tellement imprévue et paradoxale puisque je n’étais que douleur l’instant précédent.

    Simultanément, extérieure à moi cette fois, quelque chose de l’ordre d’une immense et enveloppante caresse, délicieuse, vient m’entourer en une spirale paradisiaque qui évoque en mon esprit, peut-être à cause de l’amplitude de ce tourbillon, l’image de l’aile d’un “ archange ” qui viendrait m’apporter une inestimable consolation. Ou peut-être tout simplement celle de l’esprit de ma petite-fille qui, prenant le relais avec le mien, s’identifiait à moi en quelque sorte, me faisait vivre cette décorporation, ce début de voyage dans le “ tunnel ” de lumière, dont je n’entendrai parler qu’une dizaine d’années plus tard. Et duquel je ne voulais plus revenir non plus : “ mais si c’est cela qu’on appelle la mort, je voudrais mourir tout de suite ”. Il fallait que cette expérience soit au sens fort du terme RAVISSANTE pour bouleverser ainsi et annihiler mes peurs antérieures, mon rejet, mon horreur de la mort.

    “ Il va falloir que je pérennise ton souvenir ma chérie. Trois mois sur cette terre sont tellement courts, et la faculté des humains si grande. Je vais écrire pour toi un poème avec Marie-Claire ” (ma benjamine).

    J’ai à peine le temps de formuler mentalement cette intention. La porte parallèle à mon lit où je viens de vivre cette fabuleuse expérience s’ouvre. Marie-Claire entre dans la chambre avec, entre ses mains, un papier blanc qu’elle tend vers moi : “ Maman, veux-tu lire et me dire ce que tu en penses. Je viens de faire un poème pour Stéphanie ”… C’était bien l’esprit de ma petite-fille qui m’avait informée, prévenue, de ce que, sans le savoir, ma benjamine était en train de libeller pour elle, et que j’ai quelque peu modulé (en fin de texte seulement). Et Marie-Claire a pu constater de visu que je n’étais pas endormie, mais que je paraissais extraordinairement heureuse peu de temps après m’avoir quittée dans la plus profonde des afflictions.

  8. Témoignage de rêve partagé

    Par Michèle

    “Ce rêve s’est produit au cours de l’hiver 1982. J’étais à l’époque jeune mariée, et étant canadienne d’origine nous avions décidé tous deux d’immigrer avec nos rêves et nos espoirs au Québec. Le mariage datait de trois ans mais partait déjà à vau-l’eau, et les difficultés financières qui surgirent dès notre arrivée au Québec contribuèrent à creuser notre incompréhension mutuelle. Nous étions à la fois en forte empathie, à la fois en rapports de force perpétuels. Au bout d’un an de ce régime, je commençais à songer à rompre les liens, j’aspirais en fait à retrouver ma liberté et à repartir à zéro.

    C’est alors que je fis un rêve. (…) Je suis dans une petite maison d’une pièce. Dehors, il fait une tempête de neige monstrueuse. Soudain on frappe à la porte à coups redoublés. C’est mon mari. Je ne veux pas qu’il entre car la porte donne directement sur la tempête de neige (au Québec il y a toujours soit deux portes, soit un vestibule qui sert de sas entre la maison et dehors). Là il n’y a aucune protection et je sais que la tempête va s’engouffrer. Une bataille s’engage alors entre mon mari qui réussit à entrebâiller la porte de peine et de misère, avec effectivement du vent, de la neige, de la tourmente qui s’engouffrent, et moi qui tant bien que mal m’évertue à la refermer.

    Le rêve m’avait frappée comme seuls savent le faire certains rêves. J’avoue que je ne sais plus si c’est moi qui le racontai alors à mon mari ou si c’est lui qui entreprit d’en parler. Toujours est-il que le lendemain il me parla à son tour d’un rêve qui l’avait troublé et ébranlé durant la nuit. Il avait rêvé qu’il était dehors dans une tempête de neige, et qu’il frappait désespérément à la porte d’une petite maison dans laquelle je me trouvais en me suppliant d’ouvrir et que je bloquais la porte et l’empêchais d’entrer.

    Cette expérience commune nous a beaucoup impressionnés. Elle n’a cependant pas empêché notre séparation qui se produisit un an plus tard. Cependant, au-delà de nos propres prises de décisions conscientes, nous avons pressenti après cette expérience que les êtres humains étaient probablement beaucoup plus liés que ce que les apparences montrent. Comment, je ne sais pas, mais je crois que ce jour-là, j’ai pour la première fois vraiment pressenti cette immense toile invisible qui semble lier les êtres vivants, dans une autre dimension qui nous échappe au quotidien.”

  9. Témoignage de rêve prémonitoire

    Par Jean Prieur

    Les dessins d’enfants, qui traduisent leurs aspirations profondes, leurs espoirs et aussi leurs manques et leurs craintes, ont souvent valeur prémonitoire. Plus que les dessins d’adultes, fruits de l’observation et de la pensée, ils sont en communication avec l’inconscient lui-même en correspondance avec le monde invisible.

    Le Docteur Elisabeth KÜBLER-ROSS, dont les travaux scientifiques établissent la réalité de la survivance, visita Auschwitz, Maidanek et Buchenwald tout de suite après la libération de ces camps. Il y avait là, gisant sur le sol, des croquis et des gribouillages laissés par ces petits malheureux qui étaient passés par la chambre à gaz. Elle analysa ces dessins qui, tous, représentaient des papillons en plein vol. Or, le papillon, c’est exactement le symbole de l’âme prenant son essor vers ce monde qui n’aura pas grand mal à être meilleur. Ces dessins, je les ai vus moi-même en 1988 à Prague dans une exposition qui leur était consacrée..

    Voici des exemples de prémonition graphique. En avril 1967, dans une école maternelle de Bavière, la maîtresse annonce : ” aujourd’hui, je ne donne pas de sujet. Vous dessinez ce qui vous fait plaisir, ce que vous imaginez “. Quand elle ramasse les feuilles, elle constate avec inquiétude qu’un des écoliers a représenté un corps d’enfant gisant sous les roues d’un camion. Le lendemain, le petit garçon en question était écrasé par un camion-citerne.

    Je n’ai pas d’autres détails sur ce drame qui fut relaté par la radio allemande et aussi par la nôtre. En revanche, sur un événement tout aussi troublant, j’ai pu obtenir des renseignements de première main. Cette fois, il s’agit d’un petit français établi en Suisse avec ses parents, en poste au Consulat de Lausanne. Il s’appelait (en vérité, il s’appelle toujours) Gabriel. Il avait du goût pour tout ce qui embellit la vie, il écrivait des poèmes, il jouait du violon, rêvant de marcher sur les traces de son père, il composait au piano et utilisait avec verve ses crayons de couleur. Blond aux yeux pers, le regard vif et doux, il était remarquablement beau. Il avait une grande maturité pour ses dix ans et ce charme des enfants très aimés, ce qui ne l’empêchait pas d’être fort remuant et désobéissant. Que de fois sa mère lui avait dit : ” je t’en supplie, ne joue pas à des jeux dangereux ! “. Elle le lui répétait juste une heure avant la fatale partie de cache-cache qu’il avait organisée avec ses copains. Pour être bien sûr que personne ne pourrait le dénicher, il eut la malencontreuse idée de monter sur le toit de la grande maison où il habitait avec ses deux frères, sa sœur et ses parents. Or, on est en décembre, le toit à forte pente est verglacé. Gabriel glisse, il se rattrape à la gouttière où il reste quelques instants suspendu. Bien vite à bout de forces, il lâche tout et tombe du haut des deux étages. Il s’écrase sur le gravier. Sa mère, qui a entendu ses cris de détresse, accourt. Il murmure encore : ” j’ai mal, j’ai très mal… ” ses yeux se révulsent …et il meurt pendant le transport à l’hôpital. ” Quelques semaines après son départ, dit sa mère Françoise C., en rangeant ses partitions de musique, j’ai retrouvé un dessin de Gabriel. Il représentait une maison de taille imposante comme notre villa de Lausanne. Les couleurs étaient vives mais les volets étaient fermés. Sur le toit, du côté de sa chute, se trouvait une horloge indiquant l’heure exacte du drame, 5 h 03. La légende me fit encore plus de peine car elle disait ” la maison de mes rêves “. Il avait du faire ce dessin un ou deux mois avant l’accident. Par la suite, je me suis souvenue l’avoir vu esquisser de grandes maisons avec toujours une horloge sur le toit. Je lui en fis l’observation, je lui demandais pourquoi. Il me répondit qu’il ne savait pas. ” Les parents de Gabriel quittèrent Lausanne en 1984 pour s’établir au Canada où Françoise avait été mutée par les Affaires Etrangères. Là, d’autres découvertes attendaient la jeune femme ” J’ai retrouvé une esquisse au crayon représentant toujours le même style de grande et haute maison et, grimpant les pieds le long du mur, toujours du même côté, un petit personnage suspendu à une corde. Mon Dieu, la corde, nouvelle prémonition ! C’est ce que j’ai cherché désespérément quand je l’ai vu suspendu à la gouttière. Mais je n’ai rien trouvé et quand je suis revenue, il gisait sur le gravier. ”

    A quelques temps de là, Michel, le frère cadet, montra à sa mère deux cahiers de dessins. Les uns étaient de Gabriel : de nouveau, la maison avec l’horloge marquant 5 h 03, les autres de Michel. Parmi ces derniers, Françoise remarqua une maison en forme de case africaine, avec une porte pour toute ouverture. Pas de fenêtres, mais à l’intérieur on voit un double escalier sur lequel monte un personnage, la tête entourée d’un halo. Là encore une horloge, non pas sur le toit mais juste dessous, une horloge qui indique de nouveau 5 h 03. ” Le dessin de Michel daterait de la fin de notre séjour à Dakar, dit Françoise, vers juillet 1980 soit dix-huit mois avant l’accident. C’est inouï ! Michel aurait eu lui aussi la prémonition du décès de son frère ! Et ce n’est pas tout, Awa, notre jeune cuisinière sénégalaise, m’a dit tout récemment qu’elle avait vu cet accident en rêve, lorsque nous étions encore à Dakar. A l’époque, elle n’avait jamais imaginé qu’elle pourrait nous accompagner en Europe, puis au Canada. Elle se souvient très exactement de la maison qui était identique à celle de la route de Berne. Seulement, l’enfant qui tombait du toit était noir. ” Quant à Françoise elle-même, deux semaines avant la tragédie, elle voyait chaque nuit en rêve la fenêtre par laquelle Gabriel était sorti. ” Il faudrait peut-être la condamner, songeait-elle, comme l’hiver précédent pour que l’air glacial ne s’y engouffre pas. Oh, après tout, ce n’est pas nécessaire, maintenant nous sommes habitués aux rigueurs du climat européen “. La monition avait été incomplète, Françoise, qui s’en veut terriblement d’avoir négligé cet avertissement, n’avait envisagé qu’une arrivée d’air froid. Mais qui aurait pu penser que cette fenêtre ouvrait sur la mort ?

    Cette autre mère dont on me signale le cas eut plus de chance que Françoise. Elle rêve d’un lit qui s’enflamme … elle comprend la monition. Elle s’arrache au sommeil, elle se lève en toute hâte et constate que le berceau de son enfant, placé trop près de la cheminée où le feu s’était réveillé, recevait des projections d’escarbilles. Le molleton du couvre-pied commençait à brûler … “

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